Suite à la publication de l’arrêté du 24 mars 1982 et corrigé en 1983, l’aération générale et permanente des logements neufs est obligatoire en France. Cet arrêté détermine les débits d’air minimaux à respecter en extraction des pièces humides (WC, salle de bains, cuisine) pour éviter les problèmes de santé liés à l’humidité dans les logements, comme les infections pulmonaires et problèmes respiratoires des habitants.

Il s’agit d’assurer la ventilation indispensable dont a besoin tout local fermé.

VMC : trois lettres pour une ventilation réussie

La VMC, ou Ventilation Mécanique Contrôlée, est l’une des solutions pour permettre le renouvellement de l’air dans une pièce trop humide comme la salle de bain ou sujette à dégager ou conserver des odeurs comme la cuisine. La fonction d’une VMC est de maintenir ou retrouver la qualité de l’air.

Les logements neufs ont vocation à être performants, c’est-à-dire qu’ils sont conçus pour être thermiquement isolés afin d’éviter les pertes de chaleur et la pénétration du froid. Mais il en résulte que les logements étanches peuvent devenir des étouffoirs. C’est la raison pour laquelle  la qualité de l’air aussi bien dans les bâtiments publics que privés comme les logements, les bureaux, les écoles ou les transports collectifs devient un enjeu de santé publique et rappelle l’importance d’une ventilation adaptée.

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Il est primordial d’assurer une bonne ventilation des locaux, professionnels ou d’habitation

Les microbes, tels que les moisissures et les virus peuvent contribuer au développement de l’asthme et d’allergies à cause d’un excès d’humidité tandis qu’un air trop sec irrite les yeux, provoque des éruptions cutanées, une sécheresse de la peau et du nez. Les animaux domestiques et les acariens, les cafards et les souris sont aussi des agents polluants potentiellement toxiques et allergènes pour les individus.

L’émission de la plupart des polluants à l’intérieur des bâtiments résulte des actions de nettoyage, de chauffage ou de consommation de combustible pour cuisiner. Certains mobiliers et matériaux de construction sont aussi susceptibles de dégager des particules polluantes. Les produits et appareils ménagers libèrent des substances chimiques pouvant provoquer une inflammation de la gorge, des yeux, ou du nez. Les personnes utilisant ces produits de façon continue et pendant longtemps peuvent développer des cancers ou subirent des effets pervers sur la fertilité et la reproduction (stérilité, malformation du fœtus, etc…).

On sait que les particules en suspension peuvent altérer le système respiratoire, tandis que le radon, gaz radioactif d’origine naturelle, représente le tiers de l’exposition moyenne de la population française aux rayonnements ionisants. Il a la capacité de pénétrer à l’intérieur des bâtiments et provoquer le cancer du poumon. Même en faible quantité, les substances toxiques, amiante, plomb ou fumée de tabac provoquent des toux, des bronchites, de l’asthme chez les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires ou respiratoires étant les populations les plus fragiles.

Autant de risques qui nécessitent vigilance et prévention. La pollution de la région parisienne étant élevée, la rénovation de votre salle de bain à Paris s’avère indispensable.

Comment fonctionne une ventilation mécanique contrôlée ?

Les VMC simple flux, directes ou hygrométriques nécessitent des aérations aux fenêtres de la maison alors que la VMC double flux s’installe généralement dans une maison basse consommation sans aérations aux fenêtres, dont l’isolation est renforcée. Le fonctionnement d’une VMC est beaucoup plus avantageux que la ventilation naturelle. C’est un dispositif garantissant le renouvellement de l’air intérieur.

Le fonctionnement d’une VMC simple flux est basé sur un extracteur électrique (un ventilateur inversé), généralement placé dans le grenier, et qui aspire l’air vicié de l’intérieur pour faire rentrer de l’air neuf ou frais de l’extérieur. L’extracteur aspire l’air pour créer une dépression dans la maison : l’air de l’extérieur va ainsi pénétrer dans le logement grâce aux bouches d’entrées d’air situées dans les pièces principales (salle à manger, salon, chambre, bureau…). L’air extrait par les bouches d’extraction situées dans les pièces de service disposant d’un accès à l’eau (cuisine, salle de bain, WC, etc.) est ensuite évacué vers l’extérieur par l’intermédiaire des gaines et une sortie en toiture.

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Lors d’une rénovation de salle de bain à Paris, pensez à nettoyer vos bouches d’aération de VMC

La VMC Simple Flux consomme peu d’électricité, surtout dans le cas d’un système « microwatt ». Les systèmes de VMC dit basse consommation ou « microwatt » sont fréquemment des systèmes hygro B destinés à des bâtiments d’habitation. Les extracteurs classiques consomment environ 45 W alors que les systèmes microwatt garantissent une consommation inférieure à15 W, soit une économie de 30 € par an.

La VMC Simple Flux est peu encombrante et son entretien se limite au nettoyage les bouches d’entrées d’air et d’extraction deux fois par an. La plupart des systèmes sont équipés d’un moteur à 2 vitesses, dont la vitesse maximum est à utiliser lorsqu’on cuisine ou quand on prend une douche. Il est préférable de pouvoir passer facilement d’un mode à un autre, ou manuellement grâce à un interrupteur ou automatiquement grâce à une horloge.

Principalement posées dans les WC et les salles de bain, les bouches d’extraction à détection de présence fonctionnant avec des piles permettent d’augmenter le débit localement, lors de l’occupation d’une pièce.

Le système hygro B, pourquoi faire ?

Il permet une vraie régulation en fonction de la présence ou non d’activité dans la maison. La VMC simple flux hygro B régule le débit d’air en fonction du taux d’humidité intérieur (hygrométrie), à la fois par les bouches d’extraction et les entrées d’air. Elles sont hygroréglables si le moteur de la VMC est de type hygroréglable, autrement dit, elles s’obturent plus ou moins en fonction du l’hygrométrie : cela permet d’avoir une meilleure régulation et d’évacuer au mieux l’humidité et de limiter les déperditions de chaleur par renouvellement d’air. Cependant, la boucheVMC hygro B, standard dans les maisons neuves jusqu’à la fin des années 2000 est désormais remplacé par des systèmes « basse consommation ».

La présence d’un circuit électrique dédié ou  disjoncteur, surtout si une horloge est installée est fortement recommandée. Le caisson de VMC est habituellement positionné dans les combles, dont les gaines seront isolées pour limiter l’apparition de condensation en cas de températures extérieures trop basses ou si la VMC est en position « arrêt ». Le DTU (Document Technique Unifié fixant les règles de pose) impose un diamètre de la sortie en toiture au moins égal au diamètre de la sortie sur le caisson. Le diamètre le plus courant est de 160 mm qui remplace peu à peu les anciennes sorties de 125 mm (précautions à prendre en cas de remplacement du caisson uniquement).

Les entrées d’air comme les bouches d’extraction sont auto-réglables, c’est-à-dire qu’elles vont s’adapter à la pression pour assurer un débit constant tout au long de l’année, dans ce cas, le clapet pourra être situé au niveau du raccordement de la gaine sur le caisson de VMC.

On peut aussi installer des bouches à ouverture manuelle qui fonctionnent sur la base d’ouverture au maximum de la bouche à l’aide d’une action manuelle avec une cordelette (principalement pour les petites surfaces) qui ouvre plus ou moins le clapet régulant l’ouverture. On peut aussi utiliser un interrupteur si la bouche (généralement de la cuisine) est alimentée électriquement.

Pour toutes informations complémentaires et une visite technique à votre domicile, prenez conseil auprès d’artisans RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) Qualibat. N’oubliez pas d’exiger plusieurs devis et une attestation d’assurance décennale qui couvrira les travaux réalisés.

Une rénovation immobilière près de Paris peut être une bonne occasion pour installer une VMC performante.