Vous pensez à votre avenir professionnel et vous rêvez d’un métier créatif et durable. Alors le métier de ferronnier-ère d’art peut vous séduire si vous aimez dessiner et mettre les mains dans le cambouis.

Ce secteur offre de nombreuses opportunités et plus 3500 postes de ferronniers sont disponibles chaque année en France. On vous en dit en peu plus dans cet article.

Ferronnier, un métier ancestral

Le ferronnier est un artisan spécialiste du fer forgé, c’est un  créateur qui dessine des modèles pour les adapter à tous les styles d’architecture, que ce soit en extérieur en fabriquant des grilles, des portails, des rampes d’escaliers, des balcons, des girouettes, des enseignes, etc. mais aussi en intérieur en créant toute sorte d’objet, petit ou grand, pouvant être fabriqué en métal (tables, chaises, statuettes, luminaires, orfèvrerie,  serrures, etc…). Il peut laisser libre cours à son imagination et inventer tout ce qu’il veut, à partir de rien, ou presque, un dessin et une barre de fer à façonner pour parvenir à de sublimes créations contemporaines.

Il sait aussi restaurer les grilles d’un manoir, d’un château ou tout autre ouvrage, objet, élément de décoration intérieure fabriqués en fer. Les métaux forgés peuvent être le fer, le cuivre, l’inox, l’acier, la fonte, le laiton, le plomb ou l’aluminium. Cela dépendra des pièces que le ferronnier devra façonner mais chaque matériau nécessite une technique et un savoir-faire spécifiques.

Le ferronnier travaille pour des clients particuliers, des entreprises ou des collectivités publiques. Il est amené à rencontrer d’autres artisans comme les maîtres-verriers, des architectes,  des professionnels du patrimoine, du bâtiment selon les projets à mettre en œuvre.

Savoir imaginer, dessiner, forger, assembler, émerveiller !

Pour conquérir ses clients, le ferronnier d’art devra savoir concevoir un modèle unique capable de séduire ses interlocuteurs au premier coup d’œil. C’est un géomètre doté d’un sens esthétique pointu, dont les esquisses, mesures et repérages devront être d’une précision infaillible.

L’artisan devra être capable de choisir les matériaux adaptés selon l’usage et l’esthétique du produit fini qu’il aura à concevoir et à assembler de ses mains. Des connaissances en histoire de l’art pourront lui être utiles pour identifier des styles, des époques car il pourra être amené à dessiner des copies de pièces anciennes. Par ailleurs, le ferronnier d’art dispose d’une palette de motifs d’ornementation très diversifiée dont il peut s’inspirer. Les feuillagistes sont spécialisés dans l’élaboration de motifs ornementaux.

La ferronnerie d’art est un travail de minutie et de précision au millimètre près. Mais c’est aussi un métier dangereux car les outils à manier sont la forge, le chalumeau, le marteau, l’enclume, le burin, les pinces, les moules, le ciseau, la scie sauteuse, etc. mais aussi des machines coupantes comme la cisaille guillotine, la scie à lames très courtes, la poinçonneuse ou encore des machines pliantes comme la presse plieuse, plieuse à sommier, la coudeuse, la cintreuse permettant d’aplatir  le métal. Le poste à souder, indispensable outil sert à l’assemblage des éléments comme les volutes, torsades, cercles, balustres, etc.

Par conséquent l’observation, l’habileté, la patience et la prudence sont des qualités incontournables pour pratiquer cet art à chaud ! C’est aussi un métier très physique, il faut porter des charges souvent lourdes et l’artisan travaille en station debout longtemps en atelier et la pose des éléments se fait en intérieur et sur sites extérieurs. C’est pourquoi une bonne condition physique est indispensable.

La fabrication des pièces

Après avoir dessiné un croquis ou créé une maquette de l’objet à fabriquer pour son client et après que celui-ci ait donné son accord, l’artisan ferronnier se fera chaudronnier pour forger et transformer les métaux en une pièce ou plusieurs pièces à assembler.

Il aura alors recours aux techniques de martelage, de planage, ou encore de forgeage. Le ferronnier d’art travaille dans un atelier équipé d’une forge et d’un chalumeau. L’artisan devra chauffer les pièces de métal au chalumeau ou à la forge jusqu’à incandescence, pour courber, modeler, façonner à la main et ainsi obtenir des volutes, des courbes, des arabesques ou tout autre forme imaginée pour aboutir à un ouvrage d’art soigné après avoir effectué le polissage, le rognage, le ciselage et la pose de patine.

Cependant le ferronnier a maintenant aussi recours à la machine à commande numérique pour façonner et ajuster les pièces. Les évolutions techniques et technologiques permettent au ferronnier d’utiliser des machines de soudure et des outils de découpe.

Equipez-vous de bons outils !

Être en capacité de promouvoir son savoir-faire

Le ferronnier d’art travaille généralement en ayant un statut d’artisan indépendant, dans ce cas, pour mener à bien sa petite entreprise, des qualités de gestionnaire sont nécessaires sans oublier la fibre commerciale indispensable pour se constituer une clientèle et se faire connaître par l’intermédiaire de galeries,  d’expositions ou de salons, en renouvelant sans cesse ces créations. Sa capacité à écouter son client et répondre précisément à sa commande pour créer un ouvrage d’art unique fera la différence.

Cependant, travailler en tant que salarié dans un atelier avec d’autres professionnels de son secteur d’activité est envisageable, c’est fréquemment le cas en début de carrière. Après quelques années d’expérience, l’artisan peut devenir chef d’équipe, chef d’atelier ou chef d’entreprise.

Comment apprendre le métier ?

La formation classique et adéquate est le CAP ferronnier d’art pendant deux ans permettant d’entrer dans la vie active.

Il peut être complété par un Brevet de Maîtrise ferronnier d’art ou par un Brevet Professionnel de serrurerie-métallerie ou encore un Brevet des Métiers d’Art Ferronnier d’art. La poursuite d’études est possible avec une formation complémentaire d’escaliéteur-rampiste ou un bac pro technicien en chaudronnerie industrielle pendant trois ans.

Cependant, il faut savoir que pour décrocher un DMA (diplôme des métiers d’art) décor architectural, option métal, l’étudiant-e devra être titulaire d’un bac technologique STD2A (sciences et technologies du design et des arts appliqués). D’autres formations sont proposées dans le cadre de la formation en alternance ou de la formation continue.

Renseignez-vous auprès de la chambre des métiers et essayez de rencontrer des professionnels ou professionnelles en pleine action pour vous laisser convaincre.