Vous êtes sur le point de devenir l’heureux propriétaire d’une adorable maison de campagne.

Mais attention, le charme cache souvent de nombreux défauts, notamment concernant l’installation électrique, et plus particulièrement sa conformité aux normes actuelles. Si votre propriété a été construite avant 1950, elle n’échappera pas à une rénovation électrique.

Avant d’y vivre sereinement et en sécurité, quelques indicateurs sont à prendre en considération pour déterminer si vous avez besoin de faire quelques travaux de rénovation ou pas. En effet, des accidents domestiques graves surviennent encore trop fréquemment dans des logements dont l’installation électrique n’est pas entièrement sécurisée.

Installation électrique non conforme = accidents domestiques

Les accidents domestiques sont les accidents qui surviennent dans un appartement ou un logement. Ils sont causés par des installations électriques non conformes, défectueuses, obsolètes, veillottes. Les incendies et les accidents peuvent être directement liés à un contact électrique. 46 % des accidents sont occasionnés par les éléments fixes comme les fils électriques, les prises, les appareillages et les éléments alimentés par l’installation en elle-même, tels que les appareils, matériels et ustensiles divers sont à l’origine de 54 % des accidents.

Une obligation : la norme NF C 15-100

La norme NF C 15-100 définit très précisément les règles techniques à respecter pour une installation électrique neuve ou entièrement rénovée. La norme NF C 15-100 protège votre habitat de tout risque d’accident électrique.

Le Décret n°72-1120 du 14 décembre 1972 stipule qu’avant toute mise sous tension, le distributeur d’énergie doit se voir remettre par l’installateur une attestation de conformité visée par le Consuel (Comité national pour la sécurité des usagers de l’électricité). Le texte prévoit également que la rénovation totale de l’installation doit être effectuée selon les normes en vigueur (la NF C 15-100).

Si votre installation ne respecte pas la loi, vous devrez procéder à une remise aux normes électriques.

Que faut-il vérifier pour éviter l’électrisation, l’électrocution, l’accident domestique, l’incendie ?

Avant de faire appel aux services d’un expert, prenez le temps de faire vous-même les vérifications qui s’imposent. Commencez par jeter un œil sur l’état du panneau électrique principal dont l’objet est de répartir le courant dans les différents circuits électriques de votre habitation et de vous protéger efficacement. Des fils électriques qui s’échappent de l’intérieur du panneau électrique sont une première alerte à prendre très au sérieux car en aucun cas des fils électriques ne doivent être visibles.

La présence de fusibles dans le tableau électrique est un signe d’obsolescence. En effet les fusibles sont maintenant remplacés par des disjoncteurs réarmables fabriqués pour ne subir aucune avarie lorsqu’ils fonctionnent.

Votre logement doit être équipé d’un tableau électrique avec un disjoncteur de coupe générale d’électricité et regroupant des coupes circuits, non seulement parce que c’est la norme à respecter, mais aussi parce que les contrats d’assurance ne prévoient pas le remboursement des frais en cas de sinistre dans une habitation avec tableau électrique équipé de fusibles.

Autre alerte inquiétante : vous constatez un échauffement des prises électriques murales lorsque certains appareils sont branchés dessus. Cette surchauffe peut entraîner un incendie ou un court-circuit. Vérifiez aussi leur bonne fixation au mur.

Les interrupteurs : faites un test en actionnant tous les interrupteurs de votre maison. La plus petite étincelle, grésillement ou autre bruit inhabituel doivent vous interpeller.

Si toutes les pièces de votre maison contiennent trop de fils électriques qui pendouillent ou traînent un peu n’importe comment, ce n’est pas normal et en plus dangereux. Les fils électriques doivent être cachés ou protégés par une installation conforme. Évitez de les toucher car vous pourriez être victime d’une électrocution mortelle.

Une vigilance particulière pour la salle de bains

L’installation électrique dans une salle de bains respecte des normes très strictes, que ce soit pour la pose de luminaires, prises de courant, radiateurs. Aucun de ces éléments ou appareils ne doivent être situés à moins de 60 centimètres d’un point d’eau : robinet, lavabo, douche, baignoire. Si ce n’est pas le cas actuellement, vous devrez impérativement faire les travaux nécessaires pour que votre salle de bains soit en parfaite conformité avec les normes de sécurité en vigueur.

Une pièce de de plus de 4m² doit contenir au minium 1 prise de courant. Une salle de bains se divise en quatre volumes. Tout matériel électrique y est rigoureusement interdit dans le volume 0 : baignoire et receveur de douche. Un éclairage basse tension 12 V si le transformateur de sécurité se trouve en volume 2 ou 3 est autorisé dans le volume 1 situé au-dessus de la baignoire. Le volume 2 correspond à la zone située à moins de 60 cm de la douche ou de la baignoire et sur 3 m de hauteur. Sont permis un éclairage de 12 V et une armoire de toilette éclairée de classe I et II. Enfin le volume 3 se situe au-delà de 60 cm de la douche et de la baignoire et sur 2,25 m de hauteur.

Le diagnostic électrique à réaliser par un électricien professionnel : incontournable pour éviter les complications

Après avoir effectué un premier constat, il faudra faire établir un diagnostic électrique par un organisme indépendant ou par un électricien professionnel.

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Il fera la vérification :

  • du câblage et du schéma du tableau électrique, des branchements et des équipements obligatoires du tableau électrique; la finalité étant d’analyser si les câbles et fils d’électricité sont correctement branchés.
  • de l’alimentation générale et les circuits de mise à la terre contrôlés pour éliminer tout danger de décharge électrique.
  • de toutes les prises reliées à la terre et qu’aucune prise principale n’est connectée à la terre.
  • de la présence ou pas d’une gaine technique logement où sont placés au même endroit tous les éléments et fils électriques.
  • du fonctionnement de l’éclairage et du chauffage électrique.
  • du fonctionnement tarif heures creuses/heures pleines.
  • de la protection contre la foudre.

Un diagnostic électrique coûte environ 150 euros. Ce n’est pas une simple formalité, c’est une obligation. Il peut être exigé par le notaire en cas de vente d’une propriété construite il y a plus de 15 ans.