Le soleil, le vent, les ordures ménagères sont autant d’éléments naturels exploitables qui permettent de produire soi-même une partie de sa propre électricité pour alimenter un logement ou des locaux en courant électrique.

Vous pouvez même revendre votre surplus de production à des fournisseurs d’électricité. Nous vous proposons quelques solutions dans cet article, comme les panneaux solaires, l’éolienne domestique, le biogaz, l’éco-générateur pour passer le cap de la transition énergétique.

Les panneaux solaires

Ils sont particulièrement intéressants pour les habitations très bien exposées au soleil et plus particulièrement si la toiture est exposée plein sud et inclinée à 30°. Dans ce cas, il faudra poser des panneaux photovoltaïques permettant de produire une énergie écologique et rentable. Il suffit d’installer et d’orienter correctement un panneau solaire de 1 m² pour qu’il produise en moyenne 100 kWh d’électricité par an. La puissance d’un panneau solaire est calculée en kWc, kilowatt-crête.

Il faut quatorze panneaux photovoltaïques pour équiper une installation classique pour un investissement minimum de 5000 euros. En termes de rentabilité, produire son électricité avec un équipement de panneaux solaires reste aujourd’hui la solution la plus aboutie.

L’éolienne domestique

Si votre logement est situé sur un terrain très bien exposé au vent et sans voisinage proche vous pouvez envisager l’installation une éolienne domestique de petite taille. Il faut savoir que l’éolienne domestique génère beaucoup de bruit, ce qui pourra gêner vos voisins.

Comment ça marche ? L’éolienne domestique a besoin de vents de minimum 10 à 15 km/h réguliers et fréquents pour produire de l’électricité en courant continu. Pour une consommation directe et/ou revente au réseau, un ondulateur devra transformer ce courant continu en courant alternatif. C’est une éolienne à axe de rotation vertical s’intègrant plus facilement dans des espaces urbains. Ses pales ne dépassent pas 8 mètres, elles sont fixées sur un rotor et sont situées en haut d’un mât de 10 à 35 mètres. Le vent fait tourner les pales qui actionnent le rotor du générateur et transforment ainsi l’énergie cinétique en énergie mécanique puis en énergie électrique.

L’éolienne domestique affiche une puissance estimée entre 100 W et 20 kW. Une éolienne de 3,5 kW suffit pour couvrir les besoins moyens d’une famille. Avant de vous lancer dans cet investissement, vous devrez solliciter une étude de vent et d’indice auprès d’un bureau spécialisé.

Il faut savoir qu’une éolienne ne s’installe pas n’importe où et avant de pouvoir procéder à l’installation, vous devrez obtenir un permis d’urbanisme et demander une autorisation à votre gestionnaire de réseau ainsi que la permission de vos voisins.

En fonction du choix du propriétaire du logement, le courant peut être consommé sur place ou bien injecté sur le réseau mais il est financièrement plus avantageux de consommer l’électricité produite plutôt que de la vendre au réseau.

Il existe actuellement deux types d’éoliennes : horizontale et verticale. L’horizontale permet de meilleurs rendements mais elle coûte plus chère. La verticale se fixe sur le toit de votre maison et présente l’avantage d’être moins onéreuse et de fonctionner même avec des vents faibles. Renseignez-vous précisément pour connaître la véritable rentabilité d’un tel projet !

eolienne

L’écogénérateur

L’écogénérateur vise à encourager la production locale d’énergie dans le cadre du plan de transition énergétiquedont on nous parle actuellement et ce pour limiter les effets de serre. C’est un équipement de chauffage qui permet à un logement de couvrir l’ensemble de ses besoins pour le chauffage, l’eau sanitaire et l’électricité.

Il associe deux technologies : la condensation pour le chauffage et l’obtention de l’eau chaude, plus la microgénération pour produire l’électricité. L’électricité produite peut être auto-consommée, vendue en surplus ou vendue en totalité sur un réseau public d’électricité.

Comment ça marche ? La condensationest le fait de faire chauffer un combustible, le gaz naturel, devenant ensuite de la vapeur d’eau  récupérer à l’état liquide. La microgénération : il faudra intégrer un moteur Stirling  à votre installation de chauffage pour produire immédiatement de l’énergie thermique à partir de l’énergie primaire produite par la chaudière. La combinaison de ces deux techniques permettent à l’écogénérateur de produire simultanément chaleur et électricité !

Sachez que vous pouvez bénéficier d’aides financières de l’état en faveur de l’écologie pour la mise en place de cette installation consommant peu de combustible et productrice d’électricité non polluante. Autre possibilité : un écogénérateur placé au niveau de la chaudière d’un immeuble facilite la production de l’électricité pour l’éclairage des parties communes.

Biogaz et méthanisation

Le biogaz est principalement composé de  gaz carbonique (CO2) inerte, de méthane (CH4), de sulfure d’hydrogène (H2S), d’eau, d’impuretés diverses. Le biogaz est une énergie verte obtenue à partir de la fermentation de matières organiques dans un environnement privé d’oxygène, il s’agit de la méthanisation. Elle se produit de manière naturelle dans les marais, les rizières ou les décharges.

Il est possible aux particuliers de créer leur propre centrale de production en installant un méthaniseur domestique dans leur jardin. Les résidus organiques (épluchures, restes alimentaires, huiles de friture, herbe, carton, copeaux de bois, végétaux, fumier aviaire…) seront déversés dans sa cuve pour y fermenter quelques jours et produire du méthane. Le résidu des déchets pourra être transformé en compost, engrais de qualité pour le jardin et les espaces verts. Ce gaz pourra ensuite alimenter en continu et de façon automatique un groupe électrogène d’une puissance moyenne de 1 500 watts.

Le méthaniseur est constitué de deux gros cylindres et d’un groupe électrogène. Le premier cylindre est équipé d’un broyeur, d’un entonnoir et d’une cuve de vidange permettant le stockage des déchets organiques qui seront conduits vers le second cylindre, une fois fermentés. Le cylindre est équipé d’un dispositif de sécurité relié aux éléments électrogènes, et d’un réservoir pour entreposer le biogaz produit.

Quelle que soit la solution envisagée, prenez contact avec des spécialistes reconnus qui vous donneront des explications sur des applications concrètes. Prenez le temps de faire réaliser les diagnostics nécessaires, voire obligatoires pour aborder votre projet sereinement.